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France Tiers Monde
BILAN
2004
Notre action pour l’année 2004 n’a pas été à la mesure de nos espérances. Quatre colis ont été expédiés à Madagascar, surtout des vêtements et des équipements sportifs (dons du club de foot de Commenailles). La soirée du réveillon 2003/2004 n’a pas connu le succès des années précédentes. Nous avons enregistré un déficit de 920 € que nous n’avons pas encore comblé.
Mais malgré cela, nous n’abandonnons pas : des enfants comptent sur nous pour les aider et leur donner accès à la connaissance. En France, cela paraît dérisoire de parler d’une chose aussi banale.
Il faut savoir qu’à Madagascar, pour les familles qui envoient leurs enfants dans une école publique, cela nécessite des efforts financiers : l’inscription appelée « écolage » coûte 25 000 francs FMG. Les familles ont souvent 3 voire 4 enfants ou 5 enfants à scolariser et le salaire moyen dans ce pays est d’environ 600.000 FMG (soit 50 euros).
La plupart des familles n’envoient pas régulièrement leurs enfants à l’école faute de moyens. Nous avons mis en place sur Antananarivo un système qui fonctionne un peu comme nos fédérations de parents d’élèves. Ce sont des parents bénévoles en qui nous avons placé toute notre confiance et qui aident les plus dépourvus par un suivi scolaire. Bien entendu, les fonds proviennent de notre association.
Quand nous ne pouvons pas envoyer d’argent nous envoyons des vêtements et des chaussures qui sont distribuées aux plus démunis et ce qui n’est pas distribué est vendu sur le marché pour récolter un peu d’argent.
Il faut savoir que dans la brousse, certains enfants n’ont jamais fréquenté l’école parfois trop éloignée.
Lors de mon dernier voyage sur l’Ile Rouge : j’ai eu la grande surprise de rencontrer des jeunes qui ne connaissaient même pas leur âge et bien sûr qui ne savaient ni lire, ni écrire. Je vous laisse imaginer l’avenir de ses jeunes, qui sont les proies privilégiées pour des touristes sans scrupule.
Heureusement, la police malgache est sans pitié pour ce genre de tourisme.
Merci encore à tous nos bienfaiteurs sans qui notre action n’aurait aucun sens.
M. Bernard BRUN
Revoir le bilan 2003, cliquez ici
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