Communauté de communes du Val de Brenne

Aujourd'hui

 
 
Géographie historique
Général Michelin
Géographie ancienne
Les seigneuries
Le village et ses hameaux
Les etangs
La population
 


 
Géographie historique
( tirée du dictionnaire des communes de A Rousset )
 

Notice historique
On serait loin de soupçonner en voyant le sol de Commenailles recouvert presque tout entier d'épaisses forêts, que ce village remonte à la plus haute antiquité. Ses campagnes étaient cultivées et habitées dès les temps celtiques et florissaient sous la domination romaine, la chose est hors de doute ; mais il y a eu solution de continuité dans son existence.
Des médailles d'or gauloises, au type grec, des tuileaux à rebords se rencontrent sur tous les points du territoire. On ne peut arracher un arbre, sans trouver quelques débris de constructions enlacés dans ses racines. La voie romaine d'Arlay à Bellevesvre et à Verdun, traversait Vincent et Commenailles.
Les croyances et les traditions populaires sont encore très vivaces dans la contrée.
Nous serions assez disposé à considérer comme des monuments celtiques, sept mares qui existent dans la forêt dit le Fay. Elles sont parfaitement alignées et distantes les unes des autres de 9 mètres.
La dénomination d'étang Sarrasin, rappelle sans doute d'anciens souvenirs, mais il est difficile d'en déterminer la nature.

Seigneurie :
Le premier titre qui mentionne Commenailles est de l'an 1111.
Les seigneurs de cette terre avaient la justice haute, moyenne et basse, sur le territoire ; ils la faisaient exercer par un bailli, un juge châtelain, un greffier et des sergents. Les appels des sentences du bailli se portaient au bailliage de Poligny. Les sujets étaient mainmortables, soumis au guet et garde, à la montre d'arme, aux réparations du château, à des corvées d'homme et de charrue, à des cens en argent et en grains. Ils ne pouvaient disposer des communaux sans le consentement du seigneur. Le signe patibulaire, pour l'exécution des criminels était proche du château, dans la contrée dite aux fourches. De nombreux fiefs, en moyenne et basse justice, relevaient de la seigneurie principale.

Seigneurs : l'abbaye de Saint Claude avait à Ruffey un prieuré, désigné dans un diplôme de l'empereur Lothaire 1°µ, de l'an 855, sous le nom d'Ausinincus et plus tard sous celui d'Oysenans. Une colonie de religieux de ce monastère s'établit à Saint Didier, et fonda un autre prieuré appelé prieuré de Forey ou de la Magdeleine. Ces deux établissements possédaient un vaste territoire, dans lequel étaient compris les villages de Vincent et de Commenailles.
Pendant les désordres de l'anarchie féodale, les seigneurs de Ruffey et d'Arlay usurpèrent une partie de ces domaines, ou les obtinrent à titre d'avoués. Jean de Chalon l'antique possédait Commenailles en 1255 puisque l'abbé de Saint Claude fut obligé à cette époque d'obtenir sa permission pour construire une église dans ce village. Il transmit cette seigneurie à Jean de Chalon l'un de ses fils, sire de Rochefort et de Chatel Belin, comte d'Auxerre et de Tonnerre qui la possédait en 1294, comme un fief d'Arlay et un arrière fief du comté de Bourgogne.
Ce prince la vendit en 1301 à Guillaume d'Antigny, seigneur de longepierre, mort en 1302. Henri fils aîné de Guillaume d'Antigny, l'obtint dans son lot et la laissa à la célèbre Huguette de Sainte Croix, sa fille aînée devenue en 1337, l'épouse de Philippe de Vienne, sire de Pymont.
Le 12 décembre 1345, Philippe de Vienne reconnut tenir en fief de Jean de Chalon, sire d'Arlay, le chastel et la ville de Quemenailles. Guillaume d'Antigny, frère cadet d'Huguette de Sainte Croix, se plaignit de l'insuffisance de son lot et obtint cette terre à titre de supplément. Il la céda à Marie, sa fille, à l'occasion de son mariage avec Hugues de Vienne, seigneur de Saint Georges.
Le samedi après la saint Laurent, 1360, Hugues de Vienne, Sire d'Eclans, fils des précédents, déclara vendre à Guy de Vienne, son cousin, sire de Chevrel, fils de Philippe de Vienne, sa maison-forte de Quemenailles ensemble la ville, les appartenances, appendices, hommes, femmes, cens, forêts, émoluments, étangs, justice haute, moyenne et basse, fiefs et arrière fiefs en dépendant.
Béatrix, fille de Guy de Vienne et de Marie de Villars et épouse de Thiébaud de Rye, se qualifiait en 1409, de Dame de Commenailles.
De la maison de Vienne, cette seigneurie passa par acquisition, dans celle des Falquier ou Fauquier de Poligny. Pierre Fauquier, écuyer se qualifiait en 1455 de seigneur de Commenailles, Aumont ? Aloze, etc., et de capitaine du château de Grimont. Jean Fauquier, son fils prenait les mêmes qualités en 1477.
Philibert, fils de Jean Fauquier et son Héritier épousa Philiberte, fille d'Aimé, baron de Laubespin et d'Antoinette de Groslée. Il mourut avant 1510, laissant Commenailles à Jean Fauquier, l'aîné de ses fils, chevalier, bailli de Dole, de 1534 à 1537. Jean Fauquier n'eut de son mariage avec Jeanne, fille de Guillaume de Salins, seigneur de Rans, qu'une fille, Claudine de Fauquier, vicomtesse de Marigny. Cette riche héritière, épousa avant l'an 1547, Hugues de Villelume, chevalier, seigneur de Montbardon, favori de Charles Quint.
Chrétien de Villelume, né de cette alliance, se maria avec Claudine-Philippe de la Chambre, marquise de meximieux, dont naquit Claude ou claudine de Villelume, marquise de Meximieux, dame de Sombernon,Rans, Pleure, Commenailles, etc…, alliée à Guillaume de Beauffremont, chevalier, baron de scey et de Sombernon, capitaine des gardes du corps de l'archiduc d'Autriche et colonel du bailliage d'Aval dans le comté de Bourgogne, décédé en 1599.
Les héritiers de Guillaume de Beauffremont vendirent Commenailles à Nicolas Moréal, seigneur de Moissey, Sorans, Montmirey la ville, marié le 1° septembre 1658, à Marie Maréchal, dame de Sorans, dont il eut Claude-Nicolas Moréal. Ce seigneur avait fait ériger sa nouvelle acquisition en baronnie. Claude -Nicolas Moréal, baron de Commenailles, qui avait réuni dans son château d'Azans un médaillier et une collection de tableaux très remarquable, vendit Commenailles à monsieur le Marquis de Durfort, qui le posséda jusqu'au moment de la révolution.
Mr de Durfort porta sa tête sur l'échafaud révolutionnaire en 1793, et son frère, l'un des plus dignes prélats qui aient gouverné l'église de Besançon, mourut en suisse dans l'exil.

Fief de la Pinaudière : La Pinaudière était un village considérable autrefois. Il était tenu en fief des seigneurs de Commenailles, par la maison dite de Salins. Antoine ou Antoinette, fille d'Etienne de Salins, le fit entrer dans la maison de Bouton, dit de Corberon, Chevalier, échanson, puis chambellan du duc de Bourgogne et capitale du Château de Sagy en 1427. Cette dame le donna à Anselme Bouton, son fils, abbé de Balerne et chanoine de Besançon, à condition qu'après sa mort, cette seigneurie appartiendrait à Emart Bouton, son autre fils. Emart Bouton, chevalier, seigneur du Fay, du Perron, de Frangy, de la Pinaudière, etc… fut chambellan des ducs de Bourgogne, puis du roi Louis XI, Pardessus de la saunerie de Salins, et intendant des domaines et finances en Bourgogne. En 1666, Jean Roy, et en 1780, Marie-Thomas de Maigret, de Desnes, écuyer, se qualifiaient de seigneurs de la Pinaudière. Ce village n'existe plus aujourd'hui.

Fief du Vilarnier : les religieux de Baume étaient seigneurs, en moyenne et basse justice, du Vilarnier, par suite de l'union faite à leur abbaye, en 1442, du prieuré du Sauvement. Ils y avaient une belle maison féodale, qui a été vendue en 1790, comme domaine national.

Fief de la Rechassière : Le fief de la Rechassière, après avoir appartenu pendant plusieurs siècles à la famille Galafin, fut réuni par acquisition à la seigneurie de commenailles.

Fief des Gaudières : le Fief des Gaudières appartenait en 1397 à Guyot du vernois d'arbois, du chef de Simonette son épouse. Il passa à la famille Pélissonnier, d 'Arlay. En 1659, Dorothée Pélissonnier et Jean de Ronchaud, son mari, le vendirent à Antoinette Thimonet et à Antoinette Pélissonnie. Antoinette Thimonet était lieutenant du gouverneur des villes et château de Bletterans.Antoine-François, fils d'Antoine Thimonet, vendit en 1662 le domaine des Gaudières à noble Louis le Grain, seigneur de la Mothe, pour 9000 livres. Le village des Gaudières ne se compose plus que d'une maison.
 

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