Communauté de communes du Val de Brenne

Aujourd'hui

 

Géographie historique
Le village et ses hameaux
Les etangs
 
La population
 
 


 
La population
 

En 1790 : 1033 habitants
En 1846 : 1254 habitants
En 1851 : 1252 habitants dont :
     602 hommes et 650 femmes
     Population de l'agglomération : 484 habitants
     Population spécifique par km² : 58 habitants
     219 maisons, à savoir : à Commenailles 54, au Grand Bois et au Vernois 63, aux grand et petit Villarnier 30, à la piotière 33, à la grande et petite Rechassière 19.

Les plus anciens registres de l'état civil remontent à 1630.
Les habitants n'émigrent pas.

 

Les croyances
 
Extrait du " guide de la France mystérieuse "

 
Le cheval sans tête

On connaissait bien, à Commenailles, le drac, quadrupède blanc sans tête, de la taille d'un cheval. Il sortait sans bruit du bois et posait ses pattes de devant sur les épaules du voyageur ; on parlait aussi d'une poule noire qui, entre Vincent et Machefin sortait de dessous un petit pont et venait becqueter les talons des voyageurs. Il y a quelques années, on menaçait encore ainsi les enfants : " si vous n'êtes pas sages en allant à l'école, les chevaux sans tête sortiront du ruisseau pour vous punir "

 

Extrait " contes et légendes de Franche-Comté "

 
La poule noire

On dit proverbialement d'un homme qui prospère sans se donner beaucoup de peine : il possède la poule noire.
Le juif Samuel Bernard, banquier de la cour de France, mort à quatre vingt dix ans en 1739, et dont on voyait la maison place des victoires à Paris, avait, disait on une poule noire qu'il soignait extrêmement. Il mourut peu de jours après sa poule, laissant trente trois millions.
En Franche Comté, comme partout ailleurs, la poule noire a de grands pouvoirs ; mais surtout elle est la source d'un trésor inépuisable sous le toit qu'elle gratifie de sa présence. Aussi est elle servie la première de toute la basse cour ; aussi est-elle régalée des meilleures choses, par une juste prédilection. Selon que la prudente ménagère sait la contenter chaque jour, la poule favorite multiplie avec plus ou moins de générosité la pièce d'or ou d'argent que l'on soumet à sa mystérieuse incubation. Qu'elle ponde des œufs d'or, c'est déjà un phénomène assez merveilleux ; mais que, sans balancier, elle batte monnaie à l'effigie des princes régnants, sans être recherchée par les commissaires de police, voilà qui passe tout effort d'imagination chez les esprits méditatifs.
Dans la commune de Relans ( Jura) au déchargeoir de l'étang de la Basse -à -la-Truie, on a toujours vu une poule noire, fort grasse, mais en même temps si agile, si fine, qu'il n'est pas plus aisé de la tuer d'un coup de fusil que de l'attraper à la course, ou de la prendre au lacet. Un contemporain très respectable affirmait avoir vu là ce mystérieux volatile, il y a moins de 50 ans. Que faisait-il en ce lieu solitaire ? c'est ce qu'on n'aurait pu dire. Oû se tient-il aujourd'hui, c'est ce qu'on ne dit pas non plus. Les uns prétendent que la poule noire est un don du diable au ménage qu'il veut favoriser ; d'autres ne sont pas éloignés de croire que c'est le diable lui même.
 

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